CANDIDE DE VOLTAIRE
QUELQUES POINTS IMPORTANTS À NOTER
Candide est un conte philosophique qui aborde beaucoup de sujets (thèmes). Il s’agit d’une analyse des mœurs. Voltaire, étudie la société et condamne les vices qui ont caractérisé la vie politique et sociale de l’époque.
Le texte expose l’engagement des philosophes au XVIIIe siècle.
Pour la première fois, l’homme ordinaire est mis au centre de l’écriture. La littérature au paravent était réservée aux nobles. Maintenant, Candide, un orphelin devient le personnage principal du roman.
Le nom Candide set plutôt un adjectif, car il n’indique que la nature du personnage. C’est un individu naïf, innocent et très facile à convaincre. « Il avait le jugement assez droit, avec l'esprit le plus simple » (p. 1)
Dès le début, c’est-à-dire, chapitre un, l’auteur présente l’inégalité régnante dans la société. Dans le château vivait la famille du baron et Candide qui représente l’homme ordinaire.
Il est encore significatif de noter qu’à part la jeune Cunégonde (symbole de la dégénérescence) les membres de cette famille importante (la noblesse) n’avait pas de nom : le baron, la baronne, le jeune baron ne sont pas de noms. Même le nom Cunégonde n’indique pas ni le statut social, ni l’origine.
LES THÈMES ABORDÉS DANS CANDIDE
Quelques thèmes abordés dans les chapitres sont présentés dans les lignes ci-dessous :
CHAPITRE UN
Le thème d’inégalité sociale : bien qu’il vivait dans le château de Thuder-ten-Tronckh le jeune Candide n’avait pas le droit de parler avec Mlle Cunégonde, la fille du baron pour la simple raison qu’il (Candide) n’est pas baron !
Le problème de bonheur : Pangloss, le professeur enseigne aux enfants tous ce qu’il faut pour devenir heureux dans la vie. Pour le jeune Candide, vivre dans le château et suivre les cours de Pangloss constituent une source inestimable du bonheur.
Le paradoxe du péché originel : Voltaire fait allusion au mythe du péché originel avec les évènements cuminant dans le renvoi de Candide du château.
CHAPITRE DEUX
La souffrance : Candide est chassé du paradis terrestre pour avoir péché avec Mlle Cunégonde. En dehors du château, Candide se voit sans nourriture et sans protection. Il est ainsi exposé aux réalités de la vie. L’homme est voué aux dangers sans la protection divine. « Il se coucha sans souper au milieu des champs entre deux sillons ; la neige tombait à gros flocons. » (p. 3).
Le problème du mal : la situation difficile dont fait preuve le jeune itinérant met en question le problème du mal. D’où vient le mal ? Pourquoi l’homme souffre sur la terre.
La liberté : Candide est devenu soldat dans l’armée bulgare, malheureusement il se croit toujours libre selon les leçons qu’il a subies chez maitre Pangloss. La liberté est un don naturel, pourtant elle n’est pas absolue.
CHAPITRE TROIS
Ce chapitre est consacré aux horreurs de la guerre : le philosophe du XVIIIe siècle, dit siècle des Lumières est préoccupé par l’éducation du peuple. Il dénonce les guerres (indice d’une civilisation primitive) en faveur des valeurs humanistes. La guerre détruit, elle est horrible.
Le fanatisme religieux : l’un des mœurs détestables au XVIIIe siècle est le fanatisme religieux (chrétien). Voltaire condamne les rois qui chantaient des Te Deum même au champ de bataille. Le bon Dieu ne peut pas être associée à la violence. Voltaire ridiculise également l’action de l’Evangéliste (l’orateur) et sa femme qui refusent de faire la charité à Candide.
Il y a aussi l’hypocrisie de la religion chrétienne : l’action du couple, c’est-à-dire l’Evangéliste, (qui tout à l’heure venait de parler de la charité divine) et sa femme montre l’hypocrisie de la religion chrétienne. La méchanceté de ces derniers est contrastée par la générosité de Jacques, le bienfaiteur.
CHAPITRE QUATRE
On nous raconte la chute de la noblesse à travers l’histoire de Pangloss. Ex: le château est détruit, la famille baronne est massacrée.
Les horreurs de la guerre. L’image des villages ravagés ou brulés, la destruction du château de Thunder-Ten-Tronckh, le massacre de la noblesse…etc sont encore les conséquences de la guerre. Mais notez aussi que ça représente la première étape vers la destruction du système de classes ou d’inégalité.
La souffrance ou le Mal : Tout d’abord, le naufrage au cours du voyage à Lisbonne fait repenser la source du mal dans ce monde.
CHAPITRE CINQ
La providence : Voltaire revient sur la question de Providence à travers les catastrophes ou phénomènes naturels. Il veut savoir l’origine du mal dans le monde surtout si nous acceptons que Dieu soit si bon. La providence est une doctrine réligieuse ou chrétienne. Le vulgarisateur à l’époque était l’allemand Leibniz. Il soutient que Dieu est si bon et tout ce qu’il fait c’est bon pour l’humanité. Il n'y a aucun mal en Dieu. Les partisans de la philosophie humaniste glorifient les qualités de Dieu, c’est -à-dire, l’omniprésence, l’omniscience, l’omnipotence… etc. Voilà donc Pangloss qui croit à ces idées de Leibniz et qui fait tout pour les enseigner aux autres.
Le problème du mal : l’allusion au péché originel vise à expliquer certaines questions philosophiques comme l’origine du mal, la volonté.
CHAPITRE SIX
L’auteur aborde le problème de la superstition. Après les catastrophes (qui pourtant était les phénomènes naturels), les gens de Lisbonne ont décidé de sacrifier Pangloss et Candide. Ils croient que c’est la solution fiable au problème du tremblement de terre. Ici, nous voyons encore l’injustice dans le choix des victimes : un Biscayen, deux portugais, et les deux français, Pangloss et Candide. Pangloss est choisi parce qu’il parlait trop et Candide parce qu’il l’écoutait avec un air d’approbation.
Voltaire tourne en dérision aussi l’ignorance de quelques intellectuels de son époque. Il est incroyable comment les professeurs d’université peuvent recommander une sacrifice (un auto-dafé) comme solution au problème de tremblement de terre.
CHAPITRE SEPT
Voltaire aborde le thème d’amour. Avec l’amour, le bonheur aussi est rétabli avec la première rencontre entre Candide et Cunégonde après leur séparation.
CHAPITRE HUIT
Voltaire critique les méfaits de la guerre a travers l’histoire de Cunégonde. Nous voyons aussi l’animalité de l’homme, ex la famille du baron est massacrée : le baron et sa femme sont coupés en morceaux. Cunégonde est violé par un soldat insensible bulgare, un autre l’a donnée un coup de couteau sur le flanc.
Il y a aussi la dénonciation de l’esclavage avec la vente de Cunégonde au juif, don Issacar. Cunégonde est chosifiée et exploitée, étant devenue une commodité de vente.
L’immoralité des leaders (religieux) et l’abus du pouvoir est aussi à condamner. Ceci se voit dans les interactions entre monseigneur l’Inquisiteur et don Issacar, le marchand.
CHAPITRE NEUF
Voltaire revisite le problème du mal. L’arrivée inattendue du don Issacar va mettre fin au bonheur des jeunes amoureux. Ce malheur est occasionné par la jalousie du juif qui était enragé par la présence de Candide dans la villa qu’il a payée pour Cunégonde.
CHAPITRE DIX
Voltaire, à travers le personnage Cunégonde, accuse un père religieux du vol. Par cette déclaration, l’auteur ose attaquer le comportement moral de l’Eglise. Pire encore, l’action du prieur bénédictin (qui avait acheté le cheval de Cunégonde à bon marché) renferme la position de Voltaire. Pour lui, l’Eglise ne peut qu’être un tombeau blanchi à la chaux !
La quête du monde meilleur demeure éphémère bien que les fugitifs (Cunégonde, Candide et la Vieille) l’espèrent toujours.
La question du mal revient : les voyageurs cherchent à savoir qui parmi eux est le plus malheureux. Il parait que le mal est indissociable de l’homme.
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By: Sensible
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